Les habitants de Tounfit en colère contre la pauvreté

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Après des inondations et de fortes chutes de neige, les habitants berbères de Tounfit, village de la région montagneuse et très pauvre du Moyen-Atlas, dans le centre du Maroc, retrouvent le soleil et l'occasion de protester contre des conditions de vie difficiles.

"Voici la vérité: je n'ai jamais connu un coin aussi noir que Tounfit", dit à l'AFP Hassan, 50 ans, un habitant de cette bourgade reliée au reste de la province de Khénifra (260 km au sud-est de Rabat) par une route goudronnée.

D'autres habitants de Tounfit, visiblement plus démunis que Hassan, saisissent l'occasion de la visite d'une cinquantaine de journalistes, organisée par le ministère de l'Intérieur, pour dire leur colère contre le manque des moyens de transport, de bois de chauffage, contre le chômage des jeunes et le peu d'activités génératrices de revenus.

Rouqia Aqerdane, 37 ans, assure qu'une partie seulement des habitants ont reçu des autorités couvertures et produits alimentaires. Et pas les plus pauvres. "Ceux à qui on a distribué des aides n'en ont pas besoin, nous voulons notre part, notre droit. Et ici, ce sont seulement les fonctionnaires qui vivent bien", affirme-t-elle, entourée d'autres femmes qui acquiescent.

"Je suis mère de six enfants, mon mari est aveugle, nous demandons de l'aide", déclare de son côté, en berbère, Lefha Mahdi, une femme de 40 ans.

Cinq écoliers se joignent aux critiques: "le maître nous demande d'apporter chacun un morceau de bois de chauffage. Ceux qui ne le font pas sont punis et exclus du périmètre de chauffage", assure l'un d'eux, soutenu par ses camarades. Malgré la présence de dizaines d'ONG et différents plans lancés par le gouvernement pour améliorer la situation, la pauvreté persiste.

"Tounfit est beaucoup plus pauvre que d'autres villages (de la région), où il y a tout de même l'élevage", note Mehdi Menhou, militant associatif, qui cherche des solutions: "nous avons nos ressources, il faut que la forêt donne du travail aux chômeurs, qu'on construise une menuiserie pour que le bois ne parte plus d'ici à l'état brut et il faut aussi qu'on encourage le tourisme de montagne". "75% du budget de la commune est consacré aux salaires des fonctionnaires, nous ne sommes pas une commune riche comme on le raconte", affirme le vice-président de la commune de Tounfit, Saïd Tahiri.

Dans le bourg proche de Timeskit, les efforts des autorités et des ONG donnent de meilleurs résultats et suscitent une atmosphère beaucoup plus décontractée sur la place du village.

Laâziza Sadqi, présidente de l'Association de la femme rurale pour le développement social, expose un produit local: un cosmétique liquide tiré des pommes, qu'elle vend à 40 dirhams le flacon. "Je l'ai exposé à la foire internationale de Meknès", dit-elle fièrement.

Mais l'essentiel du travail des 30 femmes de son association consiste à élever des bovins, ovins et lapins. "Nous avons commencé avec 15 vaches début 2006.

Maintenant, ce que nous souhaitons, c'est une formation pour que nous soyons toutes en mesure d'utiliser les vaccins, d'améliorer le rendement de notre élevage".

La province de Khénifra, dont relèvent Tounfit et Timeskit, compte à elle seule 13 localités sélectionnées pour bénéficier d'un programme de lutte contre la pauvreté, lancé par le roi Mohammed VI en mai 2005.

Vingt-et-un projets socio-économiques ont également été retenus pour la période 2008-2010 dans cette province, pour une somme de 220 millions de dirhams (20 millions d'euros), souligne le préfet de la ville de Khénifra, Hajir Ouâli. "Le taux de pauvreté dans la province varie de 30,6% dans la commune Lehri à 60,8% dans celle de Sidi Yahia Ou Youssef", précise-t-il.

AFP


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