Après les violentes manifestations de Taza, une enquête doit être ouverte.
Le calme est revenu dans la ville de Taza après les différentes manifestations de diplômés chômeurs qui ont dégénérés en scènes d’émeute et d’horreur, faisant de nombreux blessés. Maintenant que la tension est un peu retombée, il est nécessaire d’avoir certaines explications.
Les manifestations des diplômés chauffeurs ne sont pas des actes isolés, Taza ne fait pas exception à la règle, mais pourquoi un sit-in pacifique a dégénéré en émeute ?
Une première hypothèse est que la ville de Taza est « oubliée » de tous, donc dépourvue de toutes les conditions et sources de développement. Il est donc logique qu’une réaction sociale surviennent, en l’occurrence des jeunes qui sont garants de l’avenir et qui se considèrent exclu des préoccupations publiques.
D’un autre côté, l’explosion serait aussi le fuit des forces de l’ordre qui n’auraient pas été aussi « neutre » qu’elles auraient dû. Selon certaines sources formellement démenties par le ministre de l’Intérieur, les forces de l’ordre aurait fait intrusion dans des maisons aux coirs des heurts.
Il est donc nécessaire que le gouvernement se penche sur les événements de Taza pour en tirer une leçon constructive pour le Maroc, mais que le Conseil National des Droits de l’Homme se penche aussi sur ces événements pour déterminer d’éventuelles responsabilités dans la dégénérescence de ces manifestations.