Maroc

Amendis : Le gouvernement prend position sur la révolte des bougies de Tanger

C’est depuis début octobre que la population de Tanger est partie en guerre contre Amendis avec sa révolte des bougies. Le gouvernement marocain prend enfin position.

C’est depuis début octobre que la population de Tanger est partie en guerre contre Amendis avec sa révolte des bougies. Le gouvernement marocain prend enfin position.

Depuis début octobre, cela fait de nombreux jours, de nombreuses semaines que la colère de la population de Tanger gronde contre Amendis, la filiale du groupe français Veolia en charge de l’eau et de l’électricité. La vindicte populaire dénonce la hausse des factures d’eau et d’électricité.

Alors que la révolte des bougies ne baisse pas d’intensité, le gouvernement marocain a enfin décidé de sortir de sa réserve. Mardi, il a indiqué qu’il ne résilierait pas le contrat de gestion déléguée conclu entre Amendis et la ville de Tanger en raison du coût trop onéreux d’une telle rupture.

Par contre, devant le Parlement, Abdelilah Benkirane a déclaré que tous les contrats signés entre l’opérateur français et les collectivités territoriales seront revus.

Il faudra que cette promesse soit tenue et, surtout, qu’elle se traduise par des changements. En effet, depuis le 3 octobre, date du premier rassemblement de protestation à Tanger, les actions de protestation se sont multipliées avec un quartier entier plongé dans le noir le 17 octobre, des milliers de personnes qui investissent la place des Nations, bougies à la main, le 24 octobre.

La vindicte populaire s’est aussi étendue aux villes voisines, aussi desservies par Amendis, avec des manifestations les 30 octobre et 7 novembre à Tétouan, Martil et Mdiq.

Cette contestation soulève surtout le problème des compteurs collectifs, une pratique illégale mais largement utilisée, qui permet à plusieurs familles d’une même maison de n’avoir qu’un seul compteur, donc de ne payer qu’une seule facture. Le problème, c’est que lorsque la consommation augmente, cela peut faire sortir de la tranche sociale et priver les familles des tarifs subventionnés.

Si l’opacité d’Amendis est critiquée, c’est aussi le cas de la passivité de la mairie de Tanger. Ni le nouveau conseil de la ville, ni le nouveau représentant de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima ne veule assumer la moindre responsabilité dans cette crise. Il faut dire qu’à elle seule, Tanger doit 110 millions de dirhams à Amendis !

Une chose est certaine, le dossier est compliqué, et il faudra bien faire quelque chose. Le roi Mohammed VI a d’ailleurs demandé une meilleure gestion du dossier à Abdelilah Benkirane.

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