Les Hommes et les femmes n'ont sans doute jamais été aussi proches. Pourtant, les incompréhensions et les conflits sont toujours aussi nombreux. Beaucoup d'énergie a été dépensée dans des guerres sans fin : Divorces, lutte pour le contrôle des enfants, etc., Alors qu'il est plus que temps d'oeuvrer au dialogue, à la compréhension entre les sexes.
La sexualité : vaste programme ! Pour s'en tenir à l'hétéro-sexualité, qui est la forme de sexualité à l'origine de nombreuses incompréhensions entre hommes et femmes, le féminisme a joué un rôle salutaire en remettant en cause le modèle machiste de la sexualité masculine basée uniquement sur l'éjaculation et la performance. Prôner l'égalité homme/femme, c'est d'abord faire l'effort de savoir ce que pourrait être une sexualité masculine non aliénée. Pour les femmes, le problème se pose différemment, puisque n'ayant pas cherché à contrôler la relation sexuelle, elles sont restées plus proches de leur corps, mais avec un interdit issu de la culture patriarcale encore largement dominante : le tabou de l'expression du désir sexuel. Quant aux hommes, le féminisme leur a permis de découvrir que le patriarcat était un moule qui les aliénait aussi, en leur imposant des normes sociales ne correspondant pas à leur sensibilité individuelle. En perdant ces références vieilles de plusieurs milliers d'années, de nombreux hommes se retrouvent sans repères idéologiques clairs : la crise qui touche la notion de paternité est au coeur de cet espace en reconstruction.
La sexualité des femmes est plus connue que celle des hommes, certainement parce que l'on en parle plus souvent.
Sachez d'emblée, mesdames, qu'un homme peut faire l'amour toute sa vie, y compris à 100 ans, tout dépend de l'individu. Les rapports sont sans doute plus brefs et moins intenses. Des hommes de 70 ans et plus ont et peuvent avoir plusieurs fois par semaine des rapports sexuels. En fait, l'âge, s'il altère quelque peu le désir et la vigueur sexuelle des hommes, ne les réduit pas à néant. En ce qui concerne les besoins sexuels, ils ne sont pas supérieurs à ceux des femmes, ils s'expriment peut-être différemment.
Les zones érogènes de l'homme sont localisées surtout autour du pénis, c'est là qu'il attend les caresses mais, suivant sa partenaire, il peut étendre cette zone érogène à d'autres endroits.
Ensuite, après l'orgasme, l'homme s'endort dans de nombreux cas, ce qui est un phénomène normal sur le plan physiologique, car cet orgasme va libérer des endorphines (molécules euphorisantes et relaxantes) qui incitent fortement au sommeil. Il est d'ailleurs très rare qu'un homme, dans ses rapports sexuels, ait plusieurs orgasmes successifs. Il vaut mieux bien gérer la durée de son éjaculation pour soi-même et sa partenaire. Et puis, avec l'âge, les éjaculations s'espadent, mais, même jeune, une pause est nécessaire avant une autre éjaculation.
Encore que chez l'homme il faille distinguer deux choses différentes : l'orgasme et l'éjaculation. Le plaisir et l'orgasme viennent en premier, l'éjaculation en final. Certains hommes, et ils sont nombreux, ont du plaisir mais n'éjaculent pas, alors que d'autres peuvent éjaculer sans avoir du plaisir. Et dans l'éjaculation, le volume du liquide produit ne dépend pas du plaisir ressenti, mais des vésicules séminales qui fabriquent ce liquide. De même, plus les éjaculations sont rapprochées, plus le volume se réduit...
Si une femme se sent rassurée par le désir qu'elle inspire à l'homme, ce dernier recherchera la confiance de sa partenaire, mais aussi le spectacle de sa satisfaction sexuelle, de sa jouissance. Une femme trop tiède puisque passive et qui décroche trop facilement lui coupe une grande partie de ses moyens et de sa jouissance. Jouir à l'unisson est important pour un homme.
Le fait d'être, en plus, amoureux de sa partenaire, décuple son désir physique, sauf dans certains cas ou l'amour est tellement idéalisé qu'il inhibe en partie sa libido.
Dans de nombreux cas, les hommes, plus que les femmes, dissocient sentiments et désir. Généralement, la femme est plus émotionnelle, sentimentale, dans ses rapports.
Il existe une sorte "d'accompagnement" à l'acte sexuel. Certains parlent, ou racontent, ou imaginent des femmes qui poussent de petits cris. Quoique certaines sont très bruyantes.
Pour la plupart des hommes, les meilleurs piments de l'amour sont l'imprévu, la fantaisie et les sentiments partagés. Une femme entreprenante ne l'excitera pas toujours, mais si elle est sexy et provocante, ça peut devenir explosif pour les deux.
A propos de l'efficacité des aphrodisiaques naturels, aucune preuve scientifique ne prouve l'incidence directe de ces produits, mais certaines substances, comme le gingembre, ont une certaine efficacité. En fait, ce sont surtout des tonifiants et, en ce sens, leur action, sans être déterminante, qui peut avoir d'excellents résultats sans présenter les inconvénients inhérents à d'autres types d'aphrodisiaques plus "chimiques".
Monsieur a eu une panne d'érection deux ou trois fois de suite, alors Madame s'inquiète et se pose des questions : je ne l'excite plus, il a une autre femme... Il n'en est rien, Monsieur a tout simplement des problèmes qui le stressent, le perturbent et il n'arrive pas à se concentrer sur la bagatelle. Mais elle ne perd rien pour attendre. Bien sûr, si les pannes deviennent vraiment répétitives et de longue fréquenc, Madame pourrait s'inquiéter davantage.
C'est vrai, le stress peut provoquer des pannes sexuelles, c'est même la cause principale. Et puis, l'homme stressé s'inquiète, se pose encore plus de questions qui ne sont pas toujours métaphysiques ou existentielles, on le comprend.
Mais sachez messieurs, qu'aujourd'hui, il existe de nombreuses solutions, psychologiques et médicales, aux troubles de l'érection.
Parfois, l'un ou l'autre partenaire, lorsque le plaisir n'est pas au rendez-vous, feint de le ressentir tout de même en le stimulant. Sachons que si un homme peut feindre l'orgasme, il ne peut simuler une érection. Il faut savoir que certaines catégories de médicaments peuvent diminuer, voire altérer le désir et l'érection chez les hommes : Ce sont les antidépresseurs, les neuroleptiques, les psychotropes et les médicaments qui traitent cholestérol et hypertension.
La sexualité masculine n'est donc pas si simple que certains ou certaines pourraient le croire. L'homme est, à sa manière, un être fragile, qui gagne à être connu ! Quand les hommes consultent un sexologue, c'est le plus souvent pour un problème d'éjaculation précoce qui fait qu'ils ne parviennent plus à donner de plaisir à leur partenaire.
La plupart des hommes ne se sentent pas directement ennuyés par une éjaculation précoce, mais plutôt par les difficultés que ressent leur partenaire à aller jusqu'au bout de son plaisir. On ne peut donc pas affirmer que les hommes sont égoïstes ! Un homme consulte aussi parfois en expliquant que sa femme le trouve très bon mari malgré son éjaculation très rapide. Mais lui se sent mal et veut réussir à mieux contrôler ce paramètre. C'est un peu sa virilité qui est totalement homme en n'étant pas à la hauteur de ce qu'il imagine.
Et puis, autre facteur faisant rarement partie de la motivation exprimée : parvenir à plus de plaisir. En effet, quand un homme éjacule extrêmement vite, son plaisir est très limité. Plus il apprend à faire durer la montée de son excitation, plus sa jouissance sera profonde.
La plus simple des solutions est celle des médicaments. Il en existe effectivement de très efficaces. Mais c'est plus un palliatif qu'une solution à long terme. Il existe des exercices à réaliser seul ou en couple qui permettent de progresser simplement.
Enfin, au cas ou ce serait insuffisant, on peut également travailler sur le mental. En effet, l'anxiété a un effet très néfaste sur le contrôle de l'éjaculation. Certains mécanismes mentaux automatiques peuvent être travaillés et modifiés.