Economie

La rose rouge cultivée en Equateur se vend à prix d’or à la Saint-Valentin

A la veille de la Saint-Valentin, la fièvre monte chez les fleuristes où la rose, symbole de l’amour et reine de la fête, s’arrache à prix d’or malgré les fortes importations réalisées par l’Europe d’une fleur cultivée aujourd’hui à grande échelle en Equateur ou au Kenya.

« A la Saint-Valentin la rose est indétrônable, elle reste le symbole de l’amour passion », assure une responsable de la maison Lachaume, l’un des plus prestigieux fleuristes parisiens, installé à deux pas de la place de la Concorde.

« La +Grand prix », une rose aux soixante pétales rouge vif, épanouis sur une tige d’un mètre de long, est aujourd’hui la favorite de nos clients. Elle a éclipsé la traditionnelle +Baccara+ », confie-t-elle.

Mais pour déclarer sa flamme, il faudra débourser 15 euros pour une tige « Grand Prix » cultivée en France.

Chez Monceau-Fleurs, une chaîne qui compte 110 boutiques en France, le 14 février est un jour de « folie » : « 1,2 million de roses sont vendues en moins de 24 heures, soit deux fois plus qu’à l’ordinaire, avec une demande impressionnante pour la rouge », de l’ordre de 70%, explique Hélène Buisson, porte-parole de la société.

« A la veille de la fête, les prix des roses grimpent chez nos fournisseurs (à 70% hollandais, 20% équatoriens et 10% français). La botte coûte 50% plus cher qu’en période normale, et le prix de la rose tige voit son prix doubler, voire tripler, pour une pièce rouge d’exception », ajoute Mme Buisson.

Sur le marché d’Aalsmeer aux Pays-Bas, le plus important du monde pour le négoce des fleurs, l’agitation est à son comble une semaine avant la Saint-Valentin : les ventes de roses rouges augmentent de 60%, soit un million et demi de fleurs supplémentaires commercialisées par rapport à une semaine normale.

« Et le prix de gros de la rose augmente alors d’au moins de 30% », admet Lisette Bakker, porte-parole de la place florale.

Sur cette plaque tournante de la fleur alimentée par 7.000 horticulteurs hollandais, les pays émergents jouent aujourd’hui un rôle important.

Favorisés par la rapidité des transports (trois jours à peine entre la cueillette et l’étal des fleuristes européens) et le faible coût de leur main-d’oeuvre, des pays d’Afrique (Kenya, Tanzanie, Malawi, Zambie, Ouganda) et d’Amérique du sud (Colombie, Equateur) se sont lancés dans la culture des fleurs, de la rose en particulier.

Les « émergents » détiennent aujourd’hui plus de 30% du marché mondial des fleurs, rappelle le Centre du commerce International (CCI).

Les terres volcaniques et le climat de l’Equateur, avec 12 heures de soleil par jour tout au long de l’année, offrent des conditions idéales pour la culture des roses « exceptionnelles » (gros bouton) vendues principalement aux Etats-Unis et en Russie.

Aux côtés des Pays-Bas et de la Colombie, ce pays est le troisième exportateur de roses au monde.

Le Kenya et Israël figurent quant à eux parmi les plus importants fournisseurs de roses en Europe : Allemagne, Grande-Bretagne, Suisse –le plus important consommateur– et France.

La percée des roses venues de l’étranger est si forte que la France importe 22 fois plus de roses qu’elle n’en exporte, constate l’Oniflhor. Entre 1996 et 2001, les importations ont augmenté de 89,8% en volume et de 93,5% en valeur, ajoute l’office.

Malgré cette avalanche de pétales, la France tente de résister, la surface de ses terres cultivées de roses –en majorité sous serres dans la région PACA– se situant en troisième position en Europe, derrière les Pays-Bas et l’Italie.

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